Le registre d'informations est l'une des exigences les plus concrètes — et les plus laborieuses — de DORA. Voici comment le construire sans se perdre.
Parmi les obligations du règlement DORA, le registre d'informations occupe une place particulière : c'est un livrable tangible, au format normé, que les autorités peuvent demander. Beaucoup d'entités financières le découvrent tard et sous-estiment le travail de recensement. Voici notre méthode.
Le registre d'informations recense l'ensemble des accords contractuels portant sur des services TIC fournis par des tiers. Il permet à l'entité — et à son autorité de supervision (ACPR ou AMF en France) — d'avoir une vision complète de sa dépendance informatique externe : qui fournit quoi, pour quelles fonctions, avec quels sous-traitants.
L'erreur la plus fréquente consiste à démarrer par la liste des contrats. Or le registre n'a de sens que rattaché aux fonctions critiques ou importantes. Commencez donc par identifier ces fonctions, puis remontez aux services TIC et aux prestataires qui les soutiennent. Cela évite d'inventorier pour inventorier.
La structure du registre est fixée par une norme technique d'exécution européenne : tables liées (entité, prestataires, contrats, fonctions, sous-traitants), champs obligatoires, nomenclatures imposées. Mieux vaut adopter ce format dès le départ plutôt que de reconstruire un tableur maison.
Un registre figé perd sa valeur. Intégrez sa mise à jour à votre processus achats : tout nouveau contrat TIC, tout changement de sous-traitant doit s'y refléter. C'est aussi l'occasion de vérifier que vos contrats intègrent les clauses imposées par l'article 30 de DORA.
Pour aller plus loin, consultez notre guide DORA complet ou demandez un accompagnement sur le chantier prestataires.