Réduire les risques
Protéger les outils, données et services essentiels au fonctionnement de votre activité.
NIS2 est la directive européenne qui renforce les obligations de cybersécurité des entreprises et organisations concernées.
Une cyberattaque non anticipée peut bloquer votre production, votre facturation ou vos livraisons. Pour les entreprises de l’énergie, la santé, l’industrie, le numérique ou la finance, NIS2 impose désormais de s’y préparer, sous peine de sanctions.
Ce que NIS2 change pour les dirigeants
NIS2 est une directive européenne qui demande aux entreprises et organisations concernées de mieux prévenir, gérer et déclarer les incidents de cybersécurité.
Protéger les outils, données et services essentiels au fonctionnement de votre activité.
Mettre en place les bonnes pratiques, les responsabilités et un plan en cas de crise.
Savoir détecter, gérer et signaler un incident majeur dans les délais attendus.
Une cyberattaque peut bloquer votre production, paralyser vos commandes ou votre facturation, rendre vos données indisponibles et interrompre votre activité. SecuriTrust vous aide à identifier ces risques et à vous y préparer.
Un système clé chiffré ou inaccessible, et c’est toute la chaîne de production qui s’arrête.
Sans accès à vos outils métier, impossible de traiter les commandes ou d’émettre vos factures.
Des sauvegardes absentes ou non testées transforment un incident en perte définitive d’information.
Une méthode en trois étapes pour réduire le risque qu’une cyberattaque arrête votre activité, et avancer concrètement vers la conformité NIS2.
Cartographie de vos outils et données critiques pour identifier ce qui doit être protégé en priorité.
Mise sous contrôle des accès sensibles et fiabilisation des sauvegardes de vos activités critiques.
Préparation d’une réaction rapide pour limiter l’impact d’une cyberattaque sur votre entreprise.
NIS2 vise notamment les organisations qui jouent un rôle important dans l’économie, les services publics ou les chaînes d’approvisionnement.
Guide complet
Conformité NIS2 : le guide complet pour les dirigeants et les RSSI
La directive NIS2 élargit les obligations de cybersécurité à des milliers d’organisations françaises qui n’étaient pas concernées par la première directive NIS. Ce guide fait le point sur le texte, l’état de sa transposition en France, les critères pour savoir si vous êtes concerné, les mesures exigées et la manière de s’y préparer sans attendre la loi.
La directive (UE) 2022/2555, dite NIS2 (Network and Information Security), a été adoptée le 14 décembre 2022. Elle remplace la directive NIS de 2016 et poursuit un objectif simple : porter le niveau de cybersécurité de l’ensemble des secteurs essentiels de l’économie européenne à un niveau commun élevé.
Par rapport à NIS1, trois changements structurent le texte :
Une directive ne s’applique pas directement : chaque État membre doit la transposer dans son droit national. Les États devaient le faire avant le 17 octobre 2024.
En France, la transposition passe par le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, dit « loi Résilience ». Il a été adopté par le Sénat en première lecture le 12 mars 2025, puis examiné par une commission spéciale de l’Assemblée nationale, qui a établi son texte le 10 septembre 2025.
Au 26 octobre 2026, la loi n’est pas encore définitivement adoptée : son examen en séance publique, prévu début octobre 2026, a été retiré de l’ordre du jour. Les obligations NIS2 ne sont donc pas encore opposables en droit français, et plusieurs modalités (seuils précis, délais de mise en conformité) seront fixées par des décrets d’application.
Ce retard ne doit pas être lu comme un sursis :
Trois questions permettent de faire un premier tri.
La directive distingue les secteurs hautement critiques (annexe I : énergie, transports, banque, infrastructures des marchés financiers, santé, eau potable, eaux usées, infrastructures numériques, gestion des services TIC entre entreprises, administration publique, espace) et les autres secteurs critiques (annexe II : services postaux, gestion des déchets, produits chimiques, alimentation, fabrication — dont dispositifs médicaux, électronique, machines, automobile —, fournisseurs numériques et recherche).
En règle générale, sont concernées les entreprises d’au moins 50 salariés ou dont le chiffre d’affaires annuel et le total de bilan dépassent 10 millions d’euros. Certaines entités le sont quelle que soit leur taille : fournisseurs de services DNS, registres de noms de domaine, prestataires de services de confiance qualifiés, entités désignées comme critiques par l’État, administrations.
| Entité essentielle (EE) | Entité importante (EI) | |
|---|---|---|
| Profil type | Grande entreprise (≥ 250 salariés ou > 50 M€ de CA et > 43 M€ de bilan) d’un secteur de l’annexe I, et certaines entités désignées | Les autres entités du périmètre : moyennes entreprises de l’annexe I, entreprises de l’annexe II |
| Supervision | Contrôles a priori et a posteriori | Contrôles a posteriori, après un incident ou un signalement |
| Amende maximale (directive) | 10 M€ ou 2 % du CA mondial | 7 M€ ou 1,4 % du CA mondial |
Les obligations de fond sont les mêmes pour les deux catégories ; ce qui change, c’est l’intensité du contrôle et le plafond des sanctions. Enfin, une entreprise hors périmètre reste concernée par effet de chaîne si elle fournit une entité régulée : celle-ci doit sécuriser sa chaîne d’approvisionnement et répercutera ses exigences dans vos contrats.
L’article 21 de la directive impose des mesures « appropriées et proportionnées », fondées sur une approche tous risques. Elles couvrent au minimum :
À ces mesures s’ajoute la gouvernance (article 20) : la direction approuve les mesures, en supervise l’application et suit une formation à la cybersécurité.
Un incident est « important » lorsqu’il cause ou peut causer une perturbation grave des services ou des pertes financières, ou affecter d’autres personnes de manière considérable. Il se déclare en trois temps auprès de l’autorité (l’ANSSI en France) :
Tenir ces délais suppose une organisation prête à l’avance : qui qualifie l’incident, qui décide de notifier, qui rédige, avec quelles informations.
Si vous visez déjà la certification ISO 27001, une grande partie du travail est commune : le système de management de la sécurité de l’information (SMSI) fournit le cadre de gouvernance et de preuve que NIS2 attend.
Pas encore. Au 26 octobre 2026, la loi de transposition (projet de loi « Résilience ») n’est pas définitivement adoptée et ses décrets d’application ne sont pas publiés. Les mesures attendues sont toutefois connues (directive et ReCyF de l’ANSSI) et les donneurs d’ordre les exigent déjà de leurs fournisseurs.
Vérifiez si votre activité relève d’un des 18 secteurs des annexes I et II de la directive, puis votre taille : au moins 50 salariés, ou plus de 10 M€ de chiffre d’affaires et de bilan. Certaines entités sont concernées quelle que soit leur taille. L’ANSSI propose un test d’éligibilité sur MonEspaceNIS2.
Les obligations de sécurité sont les mêmes. Les entités essentielles, en général les grandes entreprises des secteurs hautement critiques, sont contrôlées a priori et a posteriori, avec des amendes jusqu’à 10 M€ ou 2 % du CA mondial. Les entités importantes sont contrôlées a posteriori, avec un plafond de 7 M€ ou 1,4 % du CA.
Un incident important se déclare en trois temps : une alerte précoce dans les 24 heures suivant sa détection, une notification avec une première évaluation dans les 72 heures, puis un rapport final dans le mois. En France, l’autorité destinataire est l’ANSSI.
La directive impose aux organes de direction d’approuver les mesures de cybersécurité, d’en superviser la mise en œuvre et de suivre une formation. Ils peuvent être tenus responsables des manquements, et pour les entités essentielles une interdiction temporaire d’exercer des fonctions de direction est prévue en dernier recours.
Non. La directive NIS2 ne crée pas de certification d’entreprise : les entités concernées doivent appliquer les mesures exigées et être en mesure de le démontrer, notamment lors des contrôles de l’ANSSI. Une certification ISO 27001 n’est pas imposée, mais elle constitue la manière la plus reconnue de prouver une démarche structurée. Méfiez-vous des offres de « certification NIS2 » : elles désignent au mieux un audit de conformité.
Elle n’est ni obligatoire ni suffisante à elle seule, mais elle couvre une large part des exigences : analyse de risques, gouvernance, gestion des fournisseurs, continuité, amélioration continue. Il reste à vérifier les points propres à NIS2, notamment l’organisation de la notification des incidents et le périmètre réellement couvert par le SMSI.
Cela dépend du niveau de départ. Un diagnostic et un plan d’action priorisé se construisent en quelques semaines ; le déploiement des mesures structurantes, comme la gestion des accès, la continuité ou le suivi des fournisseurs, s’étale généralement sur plusieurs mois. D’où l’intérêt de commencer avant l’entrée en vigueur de la loi.
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