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Cybersécurité & conformité

Conformité NIS2 : SecuriTrust vous accompagne.

NIS2 est la directive européenne qui renforce les obligations de cybersécurité des entreprises et organisations concernées.

Une cyberattaque non anticipée peut bloquer votre production, votre facturation ou vos livraisons. Pour les entreprises de l’énergie, la santé, l’industrie, le numérique ou la finance, NIS2 impose désormais de s’y préparer, sous peine de sanctions.

Ce que NIS2 change pour les dirigeants

Une vision claire des risques Identifiez les systèmes, données et prestataires dont dépend réellement votre entreprise.
Des décisions plus sereines Disposez d’un plan réaliste, priorisé et adapté à vos moyens, sans jargon inutile.
Une confiance renforcée Rassurez clients, partenaires et assureurs sur votre niveau de préparation.
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NIS2, en quelques mots

NIS2 est une directive européenne qui demande aux entreprises et organisations concernées de mieux prévenir, gérer et déclarer les incidents de cybersécurité.

01

Réduire les risques

Protéger les outils, données et services essentiels au fonctionnement de votre activité.

02

Préparer les équipes

Mettre en place les bonnes pratiques, les responsabilités et un plan en cas de crise.

03

Réagir rapidement

Savoir détecter, gérer et signaler un incident majeur dans les délais attendus.

Ce que NIS2 cherche à éviter

Une cyberattaque peut bloquer votre production, paralyser vos commandes ou votre facturation, rendre vos données indisponibles et interrompre votre activité. SecuriTrust vous aide à identifier ces risques et à vous y préparer.

Production bloquée

Un système clé chiffré ou inaccessible, et c’est toute la chaîne de production qui s’arrête.

Commandes et facturation paralysées

Sans accès à vos outils métier, impossible de traiter les commandes ou d’émettre vos factures.

Données indisponibles

Des sauvegardes absentes ou non testées transforment un incident en perte définitive d’information.

Comment SecuriTrust vous accompagne

Une méthode en trois étapes pour réduire le risque qu’une cyberattaque arrête votre activité, et avancer concrètement vers la conformité NIS2.

01

Diagnostic de vos risques

Cartographie de vos outils et données critiques pour identifier ce qui doit être protégé en priorité.

02

Sécurisation des accès et sauvegardes

Mise sous contrôle des accès sensibles et fiabilisation des sauvegardes de vos activités critiques.

03

Plan de réponse

Préparation d’une réaction rapide pour limiter l’impact d’une cyberattaque sur votre entreprise.

Votre entreprise est-elle concernée ?

NIS2 vise notamment les organisations qui jouent un rôle important dans l’économie, les services publics ou les chaînes d’approvisionnement.

Les secteurs souvent concernés

  • ✓Énergie, transport, santé et eau
  • ✓Banque, assurance et services financiers
  • ✓Industrie, production et logistique
  • ✓Numérique, cloud, télécoms et services IT
  • ✓Administration, recherche et services essentiels

À retenir

  • !La taille de l’entreprise compte, mais n’est pas le seul critère
  • !Vos fournisseurs et clients peuvent vous demander des garanties cyber
  • !Une entreprise non directement soumise peut être concernée par effet de chaîne
  • !Attendre un incident coûte souvent plus cher que s’y préparer

Guide complet

Conformité NIS2 : le guide complet pour les dirigeants et les RSSI

Équipe SecuriTrust · Mis à jour le · 7 min de lecture

La directive NIS2 élargit les obligations de cybersécurité à des milliers d’organisations françaises qui n’étaient pas concernées par la première directive NIS. Ce guide fait le point sur le texte, l’état de sa transposition en France, les critères pour savoir si vous êtes concerné, les mesures exigées et la manière de s’y préparer sans attendre la loi.

Qu’est-ce que la directive NIS2 ?

La directive (UE) 2022/2555, dite NIS2 (Network and Information Security), a été adoptée le 14 décembre 2022. Elle remplace la directive NIS de 2016 et poursuit un objectif simple : porter le niveau de cybersécurité de l’ensemble des secteurs essentiels de l’économie européenne à un niveau commun élevé.

Par rapport à NIS1, trois changements structurent le texte :

  • un périmètre beaucoup plus large : 18 secteurs au lieu de 7, et un critère de taille qui fait entrer automatiquement les moyennes et grandes entreprises de ces secteurs ;
  • des obligations harmonisées : un socle de mesures de gestion des risques et un régime de notification des incidents identiques dans toute l’Union ;
  • une responsabilité des dirigeants : les organes de direction approuvent les mesures, en supervisent la mise en œuvre et peuvent être tenus pour responsables des manquements. Sans RSSI en interne, un RSSI externalisé peut préparer ces décisions et piloter les mesures.

Une directive ne s’applique pas directement : chaque État membre doit la transposer dans son droit national. Les États devaient le faire avant le 17 octobre 2024.

Où en est la transposition de NIS2 en France ?

En France, la transposition passe par le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, dit « loi Résilience ». Il a été adopté par le Sénat en première lecture le 12 mars 2025, puis examiné par une commission spéciale de l’Assemblée nationale, qui a établi son texte le 10 septembre 2025.

Au 26 octobre 2026, la loi n’est pas encore définitivement adoptée : son examen en séance publique, prévu début octobre 2026, a été retiré de l’ordre du jour. Les obligations NIS2 ne sont donc pas encore opposables en droit français, et plusieurs modalités (seuils précis, délais de mise en conformité) seront fixées par des décrets d’application.

Ce retard ne doit pas être lu comme un sursis :

  • l’ANSSI a publié le ReCyF, son référentiel de cybersécurité destiné aux entités régulées, qui donne une idée précise des mesures attendues ;
  • vos clients soumis à NIS2 dans d’autres États membres, ou qui anticipent la loi française, vous demandent déjà des garanties contractuelles ;
  • les mesures exigées prennent des mois à déployer (analyse de risques, sauvegardes, gestion des accès, plan de crise) : les commencer après la promulgation, c’est démarrer en retard.

Votre organisation est-elle concernée par NIS2 ?

Trois questions permettent de faire un premier tri.

1. Votre activité relève-t-elle d’un des 18 secteurs ?

La directive distingue les secteurs hautement critiques (annexe I : énergie, transports, banque, infrastructures des marchés financiers, santé, eau potable, eaux usées, infrastructures numériques, gestion des services TIC entre entreprises, administration publique, espace) et les autres secteurs critiques (annexe II : services postaux, gestion des déchets, produits chimiques, alimentation, fabrication — dont dispositifs médicaux, électronique, machines, automobile —, fournisseurs numériques et recherche).

2. Quelle est votre taille ?

En règle générale, sont concernées les entreprises d’au moins 50 salariés ou dont le chiffre d’affaires annuel et le total de bilan dépassent 10 millions d’euros. Certaines entités le sont quelle que soit leur taille : fournisseurs de services DNS, registres de noms de domaine, prestataires de services de confiance qualifiés, entités désignées comme critiques par l’État, administrations.

3. Êtes-vous « essentielle » ou « importante » ?

Entité essentielle (EE)Entité importante (EI)
Profil typeGrande entreprise (≥ 250 salariés ou > 50 M€ de CA et > 43 M€ de bilan) d’un secteur de l’annexe I, et certaines entités désignéesLes autres entités du périmètre : moyennes entreprises de l’annexe I, entreprises de l’annexe II
SupervisionContrôles a priori et a posterioriContrôles a posteriori, après un incident ou un signalement
Amende maximale (directive)10 M€ ou 2 % du CA mondial7 M€ ou 1,4 % du CA mondial

Les obligations de fond sont les mêmes pour les deux catégories ; ce qui change, c’est l’intensité du contrôle et le plafond des sanctions. Enfin, une entreprise hors périmètre reste concernée par effet de chaîne si elle fournit une entité régulée : celle-ci doit sécuriser sa chaîne d’approvisionnement et répercutera ses exigences dans vos contrats.

Les 10 mesures de gestion des risques exigées

L’article 21 de la directive impose des mesures « appropriées et proportionnées », fondées sur une approche tous risques. Elles couvrent au minimum :

  1. Politiques d’analyse des risques et de sécurité des systèmes d’information, approuvées par la direction.
  2. Gestion des incidents : détection, qualification, traitement.
  3. Continuité des activités : sauvegardes, plan de reprise, gestion de crise.
  4. Sécurité de la chaîne d’approvisionnement, y compris les relations avec les fournisseurs et prestataires.
  5. Sécurité de l’acquisition, du développement et de la maintenance des systèmes, avec la gestion et la divulgation des vulnérabilités.
  6. Évaluation de l’efficacité des mesures (audits, tests d’intrusion, indicateurs).
  7. Cyberhygiène et formation des collaborateurs.
  8. Cryptographie et chiffrement, selon une politique définie.
  9. Sécurité des ressources humaines, contrôle d’accès et gestion des actifs.
  10. Authentification multifacteur et communications sécurisées, y compris en situation d’urgence.

À ces mesures s’ajoute la gouvernance (article 20) : la direction approuve les mesures, en supervise l’application et suit une formation à la cybersécurité.

Notifier les incidents importants

Un incident est « important » lorsqu’il cause ou peut causer une perturbation grave des services ou des pertes financières, ou affecter d’autres personnes de manière considérable. Il se déclare en trois temps auprès de l’autorité (l’ANSSI en France) :

  • alerte précoce sous 24 heures après en avoir pris connaissance ;
  • notification d’incident sous 72 heures, avec une première évaluation de la gravité et de l’impact ;
  • rapport final dans un délai d’un mois.

Tenir ces délais suppose une organisation prête à l’avance : qui qualifie l’incident, qui décide de notifier, qui rédige, avec quelles informations.

Les erreurs fréquentes que nous constatons

  • Attendre la loi pour commencer, alors que l’essentiel des mesures relève de l’hygiène de base et de projets longs.
  • Confier NIS2 à la seule DSI : le texte engage la direction générale, les achats (fournisseurs), les RH (formation, départs) et le juridique (notification).
  • Produire des politiques sans preuves : un contrôle portera sur l’application réelle — sauvegardes testées, comptes à privilèges maîtrisés, MFA effective.
  • Oublier la chaîne d’approvisionnement : infogérants, éditeurs SaaS et prestataires de maintenance sont souvent le premier vecteur d’attaque.
  • Négliger le plan de crise : sans exercice, les délais de 24 et 72 heures sont rarement tenus.

Par où commencer : une démarche en 5 étapes

  1. Qualifier votre statut : secteur, taille, catégorie (EE ou EI), entités du groupe concernées.
  2. Cartographier les activités, systèmes, données et prestataires critiques.
  3. Mesurer les écarts avec les mesures attendues (article 21 et ReCyF de l’ANSSI), par exemple au moyen d’un audit d’écart et d’un test d’intrusion ciblé sur l’Active Directory et l’exposition Internet.
  4. Prioriser un plan d’action réaliste : quick wins (MFA, sauvegardes hors ligne, comptes à privilèges), puis chantiers structurants (gouvernance, gestion des fournisseurs, continuité).
  5. Piloter dans la durée : indicateurs, revue de direction, exercices de crise, audits réguliers. C’est le rôle d’un RSSI, interne ou externalisé.

Si vous visez déjà la certification ISO 27001, une grande partie du travail est commune : le système de management de la sécurité de l’information (SMSI) fournit le cadre de gouvernance et de preuve que NIS2 attend.

Questions fréquentes

NIS2 est-elle déjà applicable en France ?

Pas encore. Au 26 octobre 2026, la loi de transposition (projet de loi « Résilience ») n’est pas définitivement adoptée et ses décrets d’application ne sont pas publiés. Les mesures attendues sont toutefois connues (directive et ReCyF de l’ANSSI) et les donneurs d’ordre les exigent déjà de leurs fournisseurs.

Comment savoir si mon entreprise est concernée par NIS2 ?

Vérifiez si votre activité relève d’un des 18 secteurs des annexes I et II de la directive, puis votre taille : au moins 50 salariés, ou plus de 10 M€ de chiffre d’affaires et de bilan. Certaines entités sont concernées quelle que soit leur taille. L’ANSSI propose un test d’éligibilité sur MonEspaceNIS2.

Quelle différence entre entité essentielle et entité importante ?

Les obligations de sécurité sont les mêmes. Les entités essentielles, en général les grandes entreprises des secteurs hautement critiques, sont contrôlées a priori et a posteriori, avec des amendes jusqu’à 10 M€ ou 2 % du CA mondial. Les entités importantes sont contrôlées a posteriori, avec un plafond de 7 M€ ou 1,4 % du CA.

Quels sont les délais de notification d’un incident sous NIS2 ?

Un incident important se déclare en trois temps : une alerte précoce dans les 24 heures suivant sa détection, une notification avec une première évaluation dans les 72 heures, puis un rapport final dans le mois. En France, l’autorité destinataire est l’ANSSI.

Les dirigeants sont-ils personnellement responsables ?

La directive impose aux organes de direction d’approuver les mesures de cybersécurité, d’en superviser la mise en œuvre et de suivre une formation. Ils peuvent être tenus responsables des manquements, et pour les entités essentielles une interdiction temporaire d’exercer des fonctions de direction est prévue en dernier recours.

Existe-t-il une certification NIS2 ?

Non. La directive NIS2 ne crée pas de certification d’entreprise : les entités concernées doivent appliquer les mesures exigées et être en mesure de le démontrer, notamment lors des contrôles de l’ANSSI. Une certification ISO 27001 n’est pas imposée, mais elle constitue la manière la plus reconnue de prouver une démarche structurée. Méfiez-vous des offres de « certification NIS2 » : elles désignent au mieux un audit de conformité.

La certification ISO 27001 suffit-elle pour être conforme NIS2 ?

Elle n’est ni obligatoire ni suffisante à elle seule, mais elle couvre une large part des exigences : analyse de risques, gouvernance, gestion des fournisseurs, continuité, amélioration continue. Il reste à vérifier les points propres à NIS2, notamment l’organisation de la notification des incidents et le périmètre réellement couvert par le SMSI.

Combien de temps faut-il pour se mettre en conformité NIS2 ?

Cela dépend du niveau de départ. Un diagnostic et un plan d’action priorisé se construisent en quelques semaines ; le déploiement des mesures structurantes, comme la gestion des accès, la continuité ou le suivi des fournisseurs, s’étale généralement sur plusieurs mois. D’où l’intérêt de commencer avant l’entrée en vigueur de la loi.

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